♙ Guide de progression

Meilleurs livres d’échecs : lesquels choisir selon votre niveau ?

Il n’existe pas un seul meilleur livre d’échecs valable pour tout le monde. Le bon livre dépend surtout de votre niveau, de vos faiblesses et de votre objectif : apprendre les règles, progresser en tactique, mieux jouer les finales, comprendre les plans, découvrir les ouvertures ou étudier les grands classiques.

Sélection de livres d’échecs, échiquier et carnet de notes pour progresser
Un bon livre d’échecs doit correspondre à un besoin précis : tactique, finales, stratégie, ouvertures ou méthode de travail.

À retenir

  • Un débutant doit d’abord chercher des livres simples, pratiques et faciles à travailler.
  • Les livres d’exercices tactiques sont souvent les plus rentables pour progresser rapidement.
  • Les finales doivent être travaillées tôt, mais avec des supports adaptés au niveau réel du joueur.
  • Les grands classiques comme Silman, Nimzowitsch ou Kotov deviennent surtout utiles quand les bases sont déjà solides.
  • Un seul livre bien travaillé vaut mieux qu’une bibliothèque entière simplement parcourue.

Sommaire

  1. Pourquoi choisir un livre selon son niveau ?
  2. Tableau rapide : quel livre pour quel objectif ?
  3. Débutant complet : apprendre les bases
  4. Objectif Elo : progresser par paliers
  5. Les meilleurs livres pour travailler la tactique
  6. Les meilleurs livres pour travailler les finales
  7. Les livres pour comprendre les ouvertures
  8. Les livres de stratégie et de milieu de partie
  9. Les grands classiques à lire quand on progresse
  10. Les livres de parties commentées
  11. Parcours conseillé selon votre profil
  12. Comment travailler un livre d’échecs ?
  13. Ressources complémentaires
  14. Questions fréquentes
  15. Conclusion

Pourquoi choisir un livre selon son niveau ?

Beaucoup de joueurs cherchent le meilleur livre d’échecs comme s’il existait un ouvrage unique, magique, capable de faire progresser tout le monde de la même manière. En réalité, un livre très utile pour un joueur de club peut être trop difficile pour un débutant, tandis qu’un livre d’initiation peut devenir trop simple pour un joueur déjà expérimenté.

Le bon choix dépend d’abord de votre situation. Connaissez-vous seulement les règles ? Jouez-vous déjà en ligne ? Perdez-vous surtout des pièces en un coup ? Avez-vous du mal à mater ? Comprenez-vous vos ouvertures ? Savez-vous convertir une finale gagnante ? Chaque réponse oriente vers un type de livre différent.

Un joueur qui débute doit construire des réflexes : ne pas laisser de pièce en prise, repérer les mats simples, développer ses pièces, protéger son roi et comprendre la valeur des échanges. Un joueur intermédiaire doit aller plus loin : calculer plus proprement, identifier les plans, travailler les finales, comprendre les structures de pions et analyser ses propres parties.

Idée simple

Le meilleur livre d’échecs n’est pas forcément le plus célèbre. C’est celui que vous pouvez vraiment travailler aujourd’hui, avec votre niveau actuel, votre temps disponible et votre objectif concret.

Tableau rapide : quel livre pour quel objectif ?

Voici une première grille de lecture pour choisir plus facilement. Elle ne remplace pas le détail des sections suivantes, mais elle aide à éviter les erreurs classiques : commencer trop difficile, acheter un livre d’ouvertures avant de travailler la tactique, ou vouloir lire un grand classique positionnel sans bases pratiques.

Objectif Type de livre conseillé Exemples de pistes
Apprendre les bases Manuel d’initiation clair Kévin Bordi et Samy Robin, Capablanca avec prudence
Structurer ses premiers progrès Livret progressif par niveau Marc Quenehen, série Objectif Elo
Gagner moins de pièces et voir les combinaisons Exercices tactiques Mats, fourchettes, clouages, attaques doubles, sacrifices simples
Améliorer les fins de partie Livre de finales progressif Silman, Jesús de la Villa selon le niveau
Comprendre les plans Stratégie et milieu de partie Silman, Nimzowitsch, livres sur les structures de pions
Étudier les champions Parties commentées Fischer, Capablanca, Karpov, grands recueils commentés

Débutant complet : apprendre les bases sans se perdre

Pour un débutant complet, le premier livre doit être rassurant. Il doit expliquer les règles, les mats simples, les erreurs fréquentes, les principes d’ouverture, les premières tactiques et quelques finales élémentaires. Le but n’est pas de devenir théoricien, mais de pouvoir jouer une partie complète avec plus de logique.

À ce niveau, il faut éviter les livres trop denses sur une ouverture particulière ou les grands classiques très abstraits. Même s’ils sont excellents, ils risquent de donner une impression de difficulté inutile. Mieux vaut commencer avec un support clair, illustré, progressif et facile à reprendre plusieurs fois.

Gagner aux échecs même quand on débute

Le livre de Kévin Bordi et Samy Robin est une piste intéressante pour les joueurs qui veulent une entrée moderne, pédagogique et globale dans le jeu. Il peut convenir à ceux qui veulent revoir les bases, comprendre les grandes idées et ne pas rester seuls devant les premières notions.

  • Débutant
  • Vue d’ensemble
  • Approche moderne

Les principes fondamentaux des échecs

Capablanca reste une référence très connue pour comprendre les principes du jeu. Le livre peut être précieux, mais il n’est pas toujours le plus confortable pour un tout premier contact. Il devient plus utile lorsque le joueur connaît déjà les règles et veut mettre de l’ordre dans ses idées.

  • Classique
  • Fondamentaux
  • Débutant motivé

Le débutant doit surtout se poser une question : est-ce que ce livre me donne envie de travailler régulièrement ? Si la réponse est oui, c’est déjà un très bon signe. Un livre légèrement moins prestigieux mais réellement utilisé donnera plus de résultats qu’un grand classique abandonné au bout de vingt pages.

Ce qu’un débutant doit rechercher dans son premier livre

  • Des explications simples : chaque notion doit être illustrée par des exemples clairs.
  • Des diagrammes nombreux : ils permettent de travailler sans devoir toujours recopier une longue variante.
  • Des exercices : résoudre soi-même reste beaucoup plus efficace que lire passivement.
  • Une progression logique : règles, tactique, développement, finales simples, puis plans de base.

Pour apprendre : les leçons d’échecs sur Chess.com

Leçons d’échecs en ligne pour apprendre les règles, les ouvertures, la tactique, la stratégie et les finales

Les leçons Chess.com peuvent aider à structurer l’apprentissage : règles de base, principes d’ouverture, tactique, stratégie, finales et méthodes de progression. Elles complètent bien un livre d’échecs, surtout lorsque l’on veut alterner lecture, pratique et exercices interactifs.

Niveau : débutant à intermédiaire

Objectif : apprendre progressivement les notions essentielles sans se perdre dans des variantes trop théoriques.

Usage conseillé : suivre une leçon courte, rejouer les exemples sur un échiquier, puis appliquer l’idée dans des exercices ou des parties rapides d’entraînement.

Objectif Elo : des livrets pratiques pour progresser par paliers

Pour le joueur amateur qui connaît déjà les règles et veut progresser de manière structurée, la série Objectif Elo de Marc Quenehen mérite une place à part. Elle parle immédiatement à beaucoup de joueurs, car elle découpe la progression en paliers concrets : 1200, 1400, 1600 Elo, avec une logique de travail accessible.

Ces livrets sont particulièrement intéressants pour les joueurs qui ne veulent pas se perdre dans une encyclopédie. On y retrouve une approche progressive, avec des leçons, des exercices, des tests et des thèmes adaptés au niveau visé. Pour un joueur débutant ou amateur, ce format court et ciblé peut être très motivant.

Objectif Elo 1200

Une bonne porte d’entrée pour le joueur qui connaît les règles et veut structurer ses premiers progrès. Le livret est adapté aux bases tactiques, aux exercices simples et à l’évaluation des acquis.

  • Débutant
  • Bases tactiques
  • Premiers paliers

Objectif Elo 1400

Une suite naturelle lorsque les bases sont mieux installées. L’objectif est de consolider la tactique, commencer à mieux comprendre les plans et travailler avec davantage de régularité.

  • Amateur
  • Progression
  • Exercices

Objectif Elo 1600

Ce niveau demande déjà plus de sérieux dans le calcul, les thèmes stratégiques et les finales. Il s’adresse plutôt aux joueurs ayant assimilé les bases des premiers volumes.

  • Intermédiaire
  • Calcul
  • Finales

Pourquoi cette série est utile

Le grand intérêt de ce format est de donner une direction. Au lieu de se demander quoi travailler, le joueur suit un chemin balisé : tactique, exercices, tests, petits thèmes stratégiques et révisions.

  • Méthode
  • Clarté
  • Motivation

Pour qui ?

La série Objectif Elo convient bien au joueur qui joue déjà quelques parties, connaît les règles, mais sent qu’il manque de méthode. C’est typiquement le profil du joueur amateur qui veut passer d’un jeu instinctif à un entraînement plus structuré.

Les meilleurs livres pour travailler la tactique

La tactique est souvent le premier grand levier de progression. À niveau débutant ou amateur, beaucoup de parties se décident sur une pièce laissée en prise, une fourchette, un clouage, un mat du couloir, une attaque double ou une menace directe contre le roi.

Un bon livre de tactique doit donc proposer beaucoup de positions, mais pas seulement. Il doit idéalement classer les thèmes, expliquer les motifs et permettre de refaire les exercices. La répétition est essentielle : on ne devient pas meilleur tacticien parce qu’on a vu un motif une fois, mais parce qu’on l’a reconnu dans de nombreuses formes différentes.

Pour s’entraîner : les puzzles tactiques sur Chess.com

Entraînement tactique aux échecs avec puzzles, combinaisons et exercices pour progresser

Pour compléter le travail avec un livre d’échecs, les puzzles tactiques de Chess.com permettent de s’entraîner régulièrement sur des positions concrètes : mats, fourchettes, clouages, attaques découvertes, sacrifices, défenses et combinaisons typiques.

Niveau : débutant à joueur confirmé

Objectif : développer la vision tactique, repérer les menaces et améliorer le calcul dans des positions courtes.

Usage conseillé : résoudre quelques puzzles chaque jour, prendre le temps de calculer avant de jouer, puis revoir les exercices ratés pour comprendre le motif tactique.

Les thèmes tactiques à travailler en priorité

  • Les mats en un coup : indispensables pour apprendre à regarder le roi adverse.
  • Les mats en deux coups : excellents pour apprendre à prévoir une défense.
  • Les fourchettes : très fréquentes chez les débutants, notamment avec le cavalier.
  • Les clouages : un motif fondamental pour gagner du matériel ou attaquer le roi.
  • Les attaques à la découverte : utiles pour comprendre les pièces alignées.
  • Les sacrifices simples : souvent liés à l’exposition du roi et au manque de défense.

Les livres d’exercices de 1000exercices.info peuvent compléter ce travail, notamment pour les mats et les combinaisons. L’important est de travailler sans regarder la solution trop vite. Même une erreur devient utile si elle révèle un motif mal compris.

Travailler la tactique gratuitement

Vous pouvez commencer par des exercices simples, des mats et des positions tactiques en PDF. L’objectif n’est pas de tout résoudre d’un coup, mais de construire des réflexes réguliers.

Les meilleurs livres pour travailler les finales

Les finales font parfois peur aux débutants, parce qu’elles semblent techniques et moins spectaculaires que les attaques. Pourtant, elles sont très formatrices. Elles apprennent la précision, l’activité du roi, la valeur des pions, l’opposition, les cases clés et la transformation d’un avantage.

Il ne faut pas nécessairement commencer par un ouvrage extrêmement dense. Au début, mieux vaut connaître quelques finales essentielles : roi et dame contre roi, roi et tour contre roi, roi et pion contre roi, opposition, règle du carré, finale de tour simple. Ensuite seulement, on peut élargir.

La méthode Silman pour maîtriser les finales

Jeremy Silman propose une approche très pédagogique des finales, avec une logique progressive. C’est un bon choix pour le joueur qui veut travailler les finales sans se noyer immédiatement dans une encyclopédie.

  • Finales
  • Progressif
  • Didactique

Les 100 finales qu’il faut connaître

Jesús de la Villa centre le travail sur des positions pratiques importantes. C’est une piste très utile pour le joueur déjà motivé qui veut construire une base solide en finale.

  • Finales pratiques
  • Joueur de club
  • Référence

Pour un débutant, le bon réflexe consiste à travailler peu de finales, mais très bien. Par exemple, apprendre réellement roi et pion contre roi vaut mieux que lire dix chapitres sans pouvoir gagner une position simple devant l’échiquier.

Les livres pour comprendre les ouvertures sans apprendre par cœur

Les ouvertures attirent beaucoup de joueurs. C’est normal : elles donnent une impression de préparation, elles ont des noms célèbres et elles permettent d’entrer dans la partie avec un plan. Mais pour un débutant, le danger est de mémoriser des variantes sans comprendre les idées.

Un bon livre d’ouvertures pour joueur amateur doit expliquer les principes : développement, centre, sécurité du roi, coordination des pièces, ruptures de pions, plans typiques et pièges fréquents. Il ne doit pas seulement empiler des lignes théoriques difficiles à retenir.

Ce qu’il faut demander à un livre d’ouvertures

  • Comprendre les plans : où placer les pièces et pourquoi.
  • Identifier les erreurs typiques : sorties prématurées de la dame, roi au centre, pièces non développées.
  • Jouer des systèmes simples : mieux vaut une ouverture comprise qu’une variante prestigieuse oubliée au 7e coup.
  • Relier ouverture et milieu de partie : une ouverture doit conduire à des positions que l’on sait jouer.

Pour les premiers mois de progression, un joueur peut souvent se contenter d’un petit répertoire simple, puis investir davantage dans la tactique et les finales. Les livres d’ouvertures deviennent plus utiles quand on commence à revoir ses parties et à identifier les positions qui reviennent souvent.

Les livres de stratégie et de milieu de partie

La stratégie devient centrale lorsque le joueur ne perd plus seulement sur des fautes immédiates. À ce stade, il faut apprendre à choisir un plan, améliorer une mauvaise pièce, occuper une colonne ouverte, créer une faiblesse, comprendre les structures de pions et limiter le contre-jeu adverse.

Les livres de stratégie demandent généralement plus de patience que les livres de tactique. Ils sont moins immédiats, mais ils transforment profondément la manière de regarder une position. Ils aident à répondre à une question difficile : que faire quand il n’y a pas de combinaison évidente ?

Comment mûrir son style aux échecs

Jeremy Silman est souvent apprécié pour son approche des déséquilibres : bonnes et mauvaises pièces, structure de pions, espace, sécurité du roi, colonnes ouvertes, initiative. C’est un livre à travailler lentement, plutôt pour joueurs déjà un peu formés.

  • Stratégie
  • Déséquilibres
  • Intermédiaire

L’art de jouer les pions

Hans Kmoch s’adresse davantage aux joueurs qui veulent comprendre les structures de pions. C’est un sujet très important, mais souvent plus exigeant. À réserver plutôt à un moment où les bases tactiques sont déjà solides.

  • Pions
  • Structure
  • Avancé

Si vous êtes encore au stade où vous donnez régulièrement une pièce en un coup, ne commencez pas par là. Travaillez d’abord les réflexes tactiques. En revanche, si vous sentez que vous sortez de l’ouverture avec une position correcte mais sans plan, les livres de stratégie deviennent très précieux.

Les grands classiques à lire quand on progresse

Les grands classiques ont un intérêt particulier : ils ont formé des générations de joueurs. Mais ils ne sont pas tous faciles. Certains demandent une vraie maturité échiquéenne. Il faut donc les aborder avec patience, sans chercher à tout comprendre immédiatement.

Mon système, Aron Nimzowitsch

Un classique majeur de la stratégie échiquéenne. Nimzowitsch aborde des notions comme le centre, le blocage, la prophylaxie, la surprotection et le jeu positionnel. C’est un livre important, mais à travailler tranquillement, avec un échiquier.

  • Classique
  • Positionnel
  • Stratégie

Pensez comme un grand maître, Alexandre Kotov

Kotov est associé à la réflexion, au calcul et à l’organisation des variantes. Ce type de livre devient utile lorsque le joueur veut améliorer sa discipline de calcul et éviter de tourner en rond dans l’analyse.

  • Calcul
  • Méthode
  • Joueur motivé

Les principes fondamentaux des échecs, Capablanca

Capablanca reste une lecture importante pour revenir à l’essentiel : simplicité, développement, finales, activité des pièces et logique générale du jeu. Le livre peut accompagner plusieurs niveaux, à condition de ne pas le lire trop vite.

  • Fondamentaux
  • Classique
  • Clarté

Les livres de Karpov et Petrossian

Pour les joueurs attirés par un style calme, positionnel et profond, les parties de Karpov et Petrossian sont très instructives. Elles montrent comment limiter l’adversaire, améliorer les pièces et gagner sans forcément chercher l’attaque directe.

  • Style positionnel
  • Plans
  • Patience

Conseil de lecture

Les classiques ne doivent pas être avalés comme des romans. Choisissez un chapitre, posez les positions sur un échiquier, cherchez les coups vous-même et acceptez de revenir plusieurs fois sur les mêmes idées.

Les livres de parties commentées

Les parties commentées sont excellentes parce qu’elles montrent une partie entière, pas seulement un thème isolé. On y voit l’ouverture, le milieu de partie, les erreurs, les décisions stratégiques, les moments critiques et parfois la finale. C’est un format très formateur pour comprendre comment les idées s’enchaînent.

Pour travailler ce type de livre, il faut éviter de rejouer les coups trop vite. Avant chaque moment critique, arrêtez-vous et demandez-vous : quel coup jouerais-je ? Quelle est la menace ? Quelle pièce est mal placée ? Quel plan semble naturel ? Ensuite seulement, comparez avec le commentaire.

Quelques directions utiles

  • Fischer : très instructif pour le calcul, l’énergie et la clarté des décisions.
  • Capablanca : idéal pour comprendre la simplicité apparente et la conversion technique.
  • Karpov : très fort pour le jeu positionnel, les petites améliorations et la pression durable.
  • Petrossian : excellent pour la prophylaxie, la sécurité et la neutralisation du contre-jeu.

Un recueil de parties commentées peut aussi aider à construire son goût échiquéen. Certains joueurs aiment les attaques tranchantes, d’autres préfèrent les positions solides et les plans profonds. Lire différentes parties permet de découvrir le style qui vous parle le plus.

Parcours conseillé selon votre profil

Au lieu d’acheter dix livres en même temps, il vaut mieux construire un petit parcours logique. Voici plusieurs exemples selon votre situation.

Profil 1 : vous connaissez à peine les règles

Commencez par un manuel d’initiation clair. Ajoutez quelques mats en un coup et en deux coups. Votre priorité est de jouer des parties complètes, éviter les grosses gaffes et comprendre les principes simples : développer les pièces, roquer, contrôler le centre, ne pas donner de matériel.

Parcours conseillé : initiation + petits exercices tactiques + parties lentes.

Profil 2 : vous jouez déjà en ligne mais vous perdez beaucoup de matériel

Travaillez la tactique avant tout. Un livre d’exercices, des puzzles classés par thème et des révisions régulières seront plus utiles qu’un gros livre d’ouvertures. Ajoutez progressivement un livret de type Objectif Elo 1200 ou 1400.

Parcours conseillé : tactique + Objectif Elo + analyse de vos parties perdues.

Profil 3 : vous jouez correctement mais vous ne savez pas quoi faire en milieu de partie

Vous avez besoin de stratégie. Travaillez les plans, les déséquilibres, les bonnes et mauvaises pièces, les colonnes ouvertes, les structures de pions. Silman ou Nimzowitsch peuvent devenir très utiles, mais gardez une pratique tactique régulière.

Parcours conseillé : stratégie + parties commentées + tactique d’entretien.

Profil 4 : vous perdez des finales gagnantes

Choisissez un livre de finales progressif. Travaillez peu de positions à la fois, mais rejouez-les jusqu’à pouvoir les gagner sans regarder la solution. Les finales de pions et les finales de tours simples doivent devenir familières.

Parcours conseillé : finales de base + exercices pratiques + parties lentes.

Comment travailler un livre d’échecs ?

Le choix du livre compte, mais la manière de le travailler compte encore plus. Un livre d’échecs ne doit pas seulement être lu : il doit être utilisé comme un support d’entraînement. C’est la différence entre comprendre une explication et être capable de retrouver l’idée en partie réelle.

Une méthode simple en 5 étapes

  • 1. Poser la position : utilisez un échiquier physique ou numérique.
  • 2. Chercher avant de lire : cachez la solution ou le commentaire et proposez votre coup.
  • 3. Comparer : regardez ce que l’auteur recommande et cherchez pourquoi.
  • 4. Noter : gardez une trace des idées nouvelles et des erreurs récurrentes.
  • 5. Revenir : refaites les positions ratées quelques jours plus tard.

Cette méthode est particulièrement efficace avec les livres d’exercices, mais elle fonctionne aussi avec les parties commentées. Le plus important est de créer un dialogue avec le livre : chercher, répondre, vérifier, comprendre, réviser.

Lire un livre, oui, mais activement

Un guide complet est disponible sur la manière de travailler avec un livre d’échecs : échiquier, prise de notes, lecture active, erreurs à éviter et routine de progression.

Ressources complémentaires

Un bon livre peut devenir encore plus efficace si vous le complétez avec des exercices, des parties à rejouer et des outils d’analyse. L’idée n’est pas de multiplier les supports sans fin, mais d’équilibrer lecture, pratique et révision.

Sur 1000exercices.info

  • Livres PDF : pour travailler les exercices et les ressources disponibles gratuitement.
  • Puzzles : pour garder une pratique tactique régulière.
  • Parties célèbres : pour étudier des exemples complets et mieux comprendre les grands joueurs.
  • Lexique : pour clarifier les notions comme zugzwang, zeitnot, opposition, clouage ou fourchette.

Accès rapide

Pour passer de la lecture à la pratique, commencez par quelques exercices simples puis revenez régulièrement sur les positions qui vous ont posé problème.

Ressources externes utiles

Les liens ci-dessous permettent de vérifier certaines éditions ou de consulter les pages d’éditeurs et d’auteurs. Ils ne remplacent pas votre choix personnel : regardez toujours le niveau visé, le contenu, les extraits disponibles et votre objectif de travail.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur livre d’échecs pour débuter ?

Le meilleur choix est souvent un livre simple, progressif et riche en diagrammes. Pour un débutant complet, il vaut mieux un manuel clair et pratique qu’un grand classique trop dense. L’objectif est d’apprendre à jouer des parties propres, repérer les tactiques simples et comprendre les principes de base.

Faut-il commencer par les ouvertures ?

Pas nécessairement. Les ouvertures sont importantes, mais beaucoup de débutants progresseront plus vite avec la tactique, les mats simples et les finales élémentaires. Une ouverture comprise vaut mieux qu’une longue variante mémorisée sans idée.

Les livres de tactique sont-ils vraiment indispensables ?

Ils sont très utiles, surtout au niveau débutant et amateur. Beaucoup de parties se décident sur des motifs tactiques simples. Travailler régulièrement des exercices permet de voir plus vite les menaces et les occasions de gain.

Quand lire Silman, Kotov ou Nimzowitsch ?

Ces livres deviennent surtout intéressants lorsque les bases sont déjà installées. Si vous perdez encore régulièrement du matériel en un coup, commencez par la tactique et les fondamentaux. Si vous savez jouer des parties correctes mais manquez de plans, ces auteurs peuvent beaucoup vous apporter.

Combien de livres faut-il travailler en même temps ?

Un ou deux suffisent largement. Par exemple : un livre de tactique et un livre de méthode ou de finales. Multiplier les livres donne une impression de richesse, mais la progression vient surtout du travail régulier sur des positions concrètes.

Conclusion : choisir peu de livres, mais les travailler vraiment

Un bon livre d’échecs peut accompagner une progression pendant des mois, parfois des années. Mais il doit être choisi avec soin. Le débutant a besoin de clarté, d’exercices et de bases solides. Le joueur amateur doit structurer son travail, renforcer sa tactique, apprendre les finales utiles et commencer à comprendre les plans. Le joueur intermédiaire peut ensuite aborder les grands classiques et les livres de stratégie plus ambitieux.

La meilleure approche consiste à choisir un livre adapté à votre niveau, à le travailler avec un échiquier, à chercher les coups avant de lire les réponses et à revenir sur les erreurs. Quelques pages bien étudiées peuvent apporter plus qu’une pile entière de livres parcourus trop vite.

Pour progresser aux échecs, il ne s’agit pas d’accumuler les ouvrages. Il s’agit de construire une relation de travail avec eux : lire, chercher, noter, rejouer, comprendre et appliquer les idées dans ses propres parties.

À retenir

Le bon livre est celui qui vous fait travailler. Choisissez un objectif, avancez par étapes, résolvez des positions et revenez régulièrement sur les thèmes difficiles.